Très bien accueilli en Angleterre, Trump torpille Theresa May dans la presse

Vanessa Beaulieu
Juillet 14, 2018

Le rebond a eu lieu lors de la conférence de presse entre la Première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump, lorsque ce dernier a notamment assuré ne pas avoir critiqué Mme May dans un entretien au Sun, un tabloïd britannique, paru dans la nuit.

"J'ai dit des choses très gentilles sur elle mais ils ne les ont pas mis en titre", a-t-il lancé, avant de faire longuement l'éloge de Mme May, fragilisée au sein de son propre parti conservateur après de récentes démissions, dont celle du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

A Washington, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l'impact des déclarations de M. Trump en assurant que le président américain "aime et respecte beaucoup" Mme May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, "il a dit dans son interview qu'elle était +une très bonne personne+ et qu'il n'a jamais rien dit de méchant à son encontre".

Le plan que Mme May a proposé à Bruxelles prévoit de maintenir des liens étroits avec l'UE à 27 en matière de commerce de biens, en instaurant une nouvelle "zone de libre-échange" qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire.

"S'ils concluent un accord comme celui-ci, nous traiterons avec l'Union européenne plutôt qu'avec le Royaume-Uni, ce qui va probablement tuer l'accord", a déclaré le président des États-Unis qui a également regretté que la Première ministre britannique ait ignoré ses conseils sur la façon de quitter l'UE.

Ces propos ont toutefois provoqué dans la matinée une baisse de la livre britannique face à l'euro et au dollar et soulevé l'indignation des politiciens britanniques.

Les propos acerbes de M. Trump interviennent alors que le Royaume-Uni lui a déroulé le tapis rouge dans l'espoir de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, "les plus proches alliés mais aussi les amis les plus chers" selon Theresa May.

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Un entraîneur de football et son équipe de 12 jeunes joueurs ont été pris au piège dans une grotte au nord de la Thaïlande, après que celle-ci ait été inondée par la mousson.

Après avoir inspecté les troupes à la prestigieuse académie royale militaire de Sandhurst, M. Trump et Mme May ont poursuivi leurs discussions de la veille à Chequers.

Outre le commerce, les échanges porteront sur le Brexit, la Russie et le Proche-Orient.

Le président et son épouse sont ensuite attendus au palais de Windsor, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Londres, pour prendre le thé avec Elizabeth II.

Les démonstrations de mécontentement contre le président américain ont démarré dès jeudi, avec un rassemblement devant la résidence de l'ambassadeur américain à Londres.

En plus de porter une couche, le bébé Trump au visage orangé tient, dans ses toutes petites mains, un téléphone mobile pour pouvoir, à tout moment, manifester sa colère sur Twitter, le réseau social de prédilection du blond-président.

La télévision publique allemande s'est amusée à photomonter le président des Etats-Unis Donald Trump lors de son passage à Londres le 13 juillet.

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