Le choc Fillon marque la fin du sarkozysme — Vu de Suisse

Leopold Bellegarde
Novembre 21, 2016

"L'envol de Fillon et la chute de Sarkozy", comme le titre le quotidien Libération, le coup de tonnerre est double en France après le premier tour de la primaire à droite. "Dimanche prochain, s'il vous le voulez comme je le veux, sera une autre surprise".

Les deux finalistes feront chacun un 20h lundi soir: sur TF1 pour Fillon et France 2 pour Juppé, avant d'aller prêcher la bonne parole en province mardi.

"Il faudra entendre le message de ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy et qui ont demandé une alternance qui soit une alternance forte", a-t-il ajouté. NKM penche pour Juppé. Laurent Wauquiez, président par intérim des Républicains et soutien de Nicolas Sarkozy, a annoncé qu'il apporterait sa voix à François Fillon. "Je tiens à rendre hommage à Nicolas Sarkozy pour lequel j'ai voté au premier tour de la primaire ouverte de la droite et du centre".

Marseille: un adolescent de 15 ans abattu, son corps retrouvé brûlé
Selon le quotidien local, il aurait été "pris en charge" par son ou ses assassins sur son trajet pour rejoindre son lycée. L'adolescent avait une quinzaine d'année et était connu pour des affaires de stupéfiants.

Sarkozy votera Fillon, Juppé continue le combat — Journal de campagne
Il est 22h45 dimanche soir quand Alain Juppé prend enfin la parole dans son QG du 15e arrondissement. Avec 16 % d'avance sur Alain Juppé , François Fillon fait figure de favori pour le deuxième tour.

Primaire de la droite et du centre, vue par C.Castaner
Dans un tweet, il imagine même l'ancien chef de l'Etat en prison. "Dès ce soir, Sarkozy visite ses nouveaux bureaux ". Sentant sûrement monter un mauvais buzz, le député-maire de Forcalquier a retiré son tweet en fin de soirée dimanche.

Après l'annonce des résultats, l'équipe d'Alain Juppé a débattu en effet de l'utilité de poursuivre la bataille pour essayer de décrocher in extremis une hypothétique victoire dimanche 27. Le quotidien fribourgeois estime que l'ancien Premier ministre est parvenu à faire "une synthèse entre le côté 'présentable' d'Alain Juppé et le besoin d'autorité, toujours aux yeux des électeurs de droite, représenté par Nicolas Sarkozy". "Notre soutien sera loyal, total, entier et à la hauteur de ce que François Fillon souhaitera", a déclaré Brice Hortefeux sur RTL. Avec un score de 44,2% des voix, il devance Alain Juppé, qui a récolté 28,4% des suffrages, et Nicolas Sarkozy, 20,6%. Une position confirmée lundi matin sur iTélé et qui fait sens, Français Fillon étant soutenu par Sens commun, l'émanation politique de la Manif Pour Tous. Une surreprésentation encore plus flagrante lorsque l'on détaille l'électorat des deux candidats arrivés en tête du scrutin: celui de François Fillon compte ainsi 47 % de personnes âgées de plus de 65 ans (contre 39 % pour Alain Juppé) et 56 % d'inactifs (contre 51 % pour Alain Juppé). L'ancien "collaborateur" de Nicolas Sarkozy semble presque intouchable malgré le ralliement de Nathalie Kosciusko-Morizet à Alain Juppé.

"On avait le sentiment que le système voulait définir à l'avance quels seraient les candidats et finalement ce revirement en faveur de François Fillon est peut-être le plan B du système", a encore expliqué Nicolas Bay. Enfin, Jean-Frédéric Poisson a réservé son choix.

Le président de l'UDI (centre), Jean-Christophe Lagarde, a pour sa part déclaré sur Europe 1 qu'il ferait campagne pour le maire de Bordeaux "jusqu'au bout". À l'image de son rapprochement avec François Bayrou, Alain Juppé va devoir mobiliser l'électorat centriste.

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