Le moment où Donald Trump ignore Angela Merkel dans le Bureau ovale

Aubin Brasseur
Mars 19, 2017

Une première visite sans effusion. A la Maison-Blanche, ce vendredi, les journalistes attendaient ce moment symbolique entre Angela Merkel, chancelière allemande et Donald Trump, Président américain.

"La rencontre de la défense et de l'offense", voilà en somme comment The New York Times présente la conférence de presse conjointe de la chancelière allemande et du président américain qui a été marquée par une distance impossible à masquer. "Notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses" en termes de dette et de déficits, a-t-il précisé.

Martelant sa conviction que les États-Unis avaient été les grands perdants des accords commerciaux des décennies écoulées, l'homme d'affaires septuagénaire a mis en avant sa volonté de négocier des textes qui ne mènent pas "à des fermetures d'usines " sur le sol américain.

Donald Trump s'en est pris avec virulence à l'Europe, en louant le "merveilleux Brexit" ou prédisant que d'autres pays quitteraient l'Union.

"Je la respecte, je l'aime bien mais je ne la connais pas", confiait Donald Trump mi-janvier. Face aux appels pressants, Angela Merkel a entrepris de demander à son hôte si il voulait échanger une poignée de main.

Aux critiques sur sa politique migratoire, "Merkel a répondu par ce qu'elle nomme une mondialisation ouverte d'esprit".

Trump accuse l'Allemagne de "devoir de l'argent" aux Etats-Unis — OTAN
Despite what you have heard from the FAKE NEWS, I had a GREAT meeting with German Chancellor Angela Merkel. Trump avait insisté sur son discours d'"America First" ("Les États-Unis d'abord").

Garcia en 8e, Pouille au 3e tour — Indian Wells
Pour la première fois depuis l'Open d'Australie où elle avait atteint le 3e tour, Garcia a enchaîné deux victoires de suite. La Française a signé une belle qualification aux dépens de Johanna Konta, 11e joueuse mondiale.

Europa League: Lyon contre Besiktas en quarts, "chaud" devant
En 8e de finale, le technicien portugais avait râlé car il avait hérité de Rostov, un club russe synonyme de long trajet en avion. Les autres matches mettront aux prises Celta Vigo à Genk, ainsi qu'Ajax Amsterdam contre Schalke 04.

Le président américain a défini l'immigration comme étant "un privilège, pas un droit".

"La sécurité de nos citoyens doit toujours passer en premier". Il a aussi attaqué frontalement l'Allemagne, dénonçant son rôle par trop dominant et qualifiant sa politique d'accueil des réfugiés de "catastrophique".

Il table aussi sur une réduction spectaculaire de 31 % des fonds alloués à l'Agence de protection de l'environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique.

Alors que les deux dirigeants sont assis sur les fauteuils de la Maison-Blanche, devant un parterre de journalistes, on entend clairement un de ces derniers demander "handshake?"

Et, interrogé lors de sa conférence de presse commune avec Angela Merkel sur les accusations cette fois contre les services secrets britanniques, Donald Trump a déclaré: "Nous n'avons rien dit".

Deux semaines après le tweet de Donald Trump, le juge Andrew Napolitano affirmait, dans un sujet de Fox News, que le président Obama "n'a pas utilisé la NSA, il n'a pas utilisé la CIA, il n'a pas utilisé le FBI et il n'a pas utilisé le ministère de la Justice", ajoutant qu'il avait eu recours au GCHQ.

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