France/Attaque à Orly : l'assaillant était sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants

Vanessa Beaulieu
Mars 20, 2017

L'homme, âgé de 39 ans, fait "irruption dans un bar en proférant des menaces" et vole son véhicule à une femme, a expliqué le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux. "Mon fils n'a jamais été un terroriste", témoigne ce père à la sortie de sa garde à vue. Puis il repart, abandonne sa voiture, en vole une autre et se rend à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne).

L'homme abattu, ce matin, par la police à l'aéroport d'Orly-Sud, au sud de Paris, s'était emparé de l'arme d'un militaire avant de se réfugier dans un commerce.

Selon les témoignages des militaires agressés, l'homme aurait déclaré "Posez vos armes, mains sur la tête".

Sur Europe 1, il a assuré que son fils, Ziyed Ben Belgacem, qui a dit vouloir "mourir par Allah" aux militaires qu'il agressait, n'avait aucun lien avec le terrorisme islamique. "De toute façon, il va y avoir des morts", a-t-il crié pendant l'attaque qui a provoqué une évacuation partielle de l'aéroport et un confinement de passagers.

Il parvient au cours d'un corps-à-corps "assez long" à s'emparer de l'arme de la militaire, un fusil-mitrailleur Famas.

Kim Kardashian, très reconnaissante envers la police française
Je n'avais pas de vêtements, j'étais en nuisette et je me suis dit, ok, c'est le moment où ils vont me violer. Le couple avait aussi décidé de renvoyer Pascal Duvier, le garde du corps qu'il employaient depuis 2012.

Un enfant chute du 15e étage et se blesse grièvement — Nanterre
Une enquête a par ailleurs été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame. La petite victime a été évacué en urgence vers l'hôpital Necker - Enfants malades.

L'assaillant était sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants — Attaque d'Orly
Un homme de la sécurité nous a dit que ça s'était passé porte 37-38, sur les vols de la Turkish Airlines", a ajouté Franck Lecam. Toutefois, une perquisition menée à son domicile en 2015 dans le cadre de l'état d'urgence n'avait " rien donné ".

"Fortement choqués", les trois militaires de l'opération Sentinelle visés ont été pris en charge par les secours.

Une enquête a été ouverte notamment pour tentative d'homicide et d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.

Sur l'assaillant, les forces de l'ordre ont retrouvé, en plus de bidon d'essence et de son revolver à grenaille, 750 euros, ainsi qu'un Coran, un briquet et un paquet de cigarettes. Quelques grammes de cocaïne avaient d'ailleurs été découverts chez lui lors de la perquisition menée samedi. Selon leurs déclarations, ils auraient reçu un appel téléphonique de Ziyed Ben Belgacem, qui aurait dit avoir fait "une bêtise".

Une autopsie a été réalisée dimanche qui permettra notamment de déterminer si l'assaillant était sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. L'homme a ensuite été abattu, plusieurs douilles ont été retrouvées sur place. Il faisait depuis l'objet d'une interdiction de quitter le territoire.

L'enquête va s'attacher à rechercher d'éventuelles complicités. Il a été signalisé comme radicalisé au moment d'un passage en prison. Toutefois, après l'instauration de l'état d'urgence en 2015, une perquisition administrative de son domicile "n'avait rien donné" et aucun séjour en zone irako-syrienne n'a pour l'instant pu être établi. Selon le témoignage de son père, Ziyed Ben Belgacem l'aurait contacté après s'être enfui du contrôle de police à Garges-lès-Gonesse.

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL