Les nationalistes refusent "de sombrer avec le Brexit" — Ecosse

Vanessa Beaulieu
Mars 20, 2017

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, s'est déclarée prête, dimanche, à débattre avec le gouvernement britannique de la date à laquelle pourrait avoir lieu un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse.

Evoquant les futures négociations du Brexit, Nicola Sturgeon a adressé une pique à la dirigeance conservatrice: "Si (May) fait preuve de la même condescendance et de la même inflexibilité (.) avec les autres pays membres de l'UE qu'avec l'Ecosse, le processus du Brexit a de l'eau dans le gaz".

La Première ministre britannique Theresa May, qui s'apprête à enclencher officiellement la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a redit jeudi son opposition à la tenue en Ecosse d'un tel référendum dans les délais souhaités par son homologue écossaise.

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A moins d'une énorme surprise, le parlement régional, où le SNP dispose d'une confortable majorité, devrait valider le projet mercredi. De là à bloquer complètement le référendum, il y a un pas difficile à franchir sur le plan politique.

"Nous ne voulons pas sombrer avec le navire Brexit" déclarent les nationalistes écossais. Le discours de trois quarts d'heure de Mme Sturgeon, particulièrement combative, a été accueilli par une ovation debout des militants du SNP. Mais s'y opposer "briserait de manière irréparable toute notion d'égalité entre nations constitutives du Royaume-Uni", a-t-elle insisté. "Ce serait un scandale démocratique " si Londres l'empêchait, a-t-elle dit. Ils devraient autoriser Nicola Sturgeon à demander un vote sur un nouveau référendum. Rendue publique mercredi, la dernière étude annuelle de ScotCen sur l'état du nationalisme en Écosse montre que 46 % des Écossais sont désormais favorables à l'indépendance, la proportion la plus élevée depuis la première enquête du genre de cet organisme, en 1999. Mais l'Écosse n'a pas que le pétrole, son whisky, son industrie de la pêche, son secteur financier et ses universités fonctionnent bien. Theresa May a certainement flairé le danger. Vendredi, elle a dénoncé la quête "obsessionnelle " de l'indépendance par le gouvernement écossais, en cherchant à rassembler ses troupes du parti conservateur, réuni en congrès à Cardiff au Pays de Galles avant le déclenchement imminent du Brexit. Elle a reçu samedi l'appui de l'ancien Premier ministre travailliste Gordon Brown qui a appelé à "une troisième option, à mi-chemin entre le jusqu'au boutisme du SNP et le +ne rien faire+ du gouvernement conservateur", consistant à offrir davantage de pouvoirs au Parlement écossais pour éviter un nouveau référendum. "En 2014, beaucoup avaient voté pour le statu quo mais cette fois-ci ce sera différent", a prévenu Paul Wright, un militant du SNP de 58 ans, en réajustant son chapeau criblé de pins à la gloire de l?indépendance.

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