Venezuela : trois morts pendant des manifestations anti-Maduro

Vanessa Beaulieu
Avril 21, 2017

L'opposition au Venezuela a annoncé vendredi la mort d'une neuvième personne en trois semaines de manifestations émaillées de violences pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, au lendemain d'une nouvelle nuit de troubles à Caracas.

Lundi, le président socialiste Nicolas Maduro avait reçu le soutien "inconditionnel" de l'armée et annoncé le déploiement de soldats dans tout le pays, en amont de nouvelles manifestations mercredi, à la date anniversaire de la révolution de 1810 qui a conduit à l'indépendance du Venezuela.

- 'Rien à manger' - Un adolescent de 17 ans et une jeune femme de 23 ans ont été tués, respectivement à Caracas et San Cristobal (ouest, à la frontière avec la Colombie) par les tirs d'inconnus cagoulés à moto, selon le parquet.

Un étudiant de 18 ans, qui manifestait avec l'opposition, été pris dans une fusillade et tué d'une balle dans la tête, à San Bernardino, dans le nord-ouest de la capitale.

D'après des témoins, les auteurs des tirs font partie dans les deux cas des "colectivos", ces groupes de civils armés par le gouvernement selon l'opposition. "Ils viennent d'assassiner un garde national à San Antonio de los Altos, les 'pacifiques'", a déclaré à la télévision Diosdado Cabello.

Le parquet a confirmé à l'AFP la mort d'un militaire.

Ces défilés tournent souvent à l'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre, qui échangent tirs de gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc contre jets de pierres et cocktails Molotov.

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Dans la capitale et parfois à quelques mètres seulement de leurs adversaires, les chavistes manifestaient en faveur du chef de l'Etat, certains brûlant des drapeaux américains en signe de colère.

Mardi soir, Nicolas Maduro a par ailleurs activé un plan de défense policier et militaire pour " déjouer le coup d'État " fomenté selon lui par les États-Unis.

Inquiets, onze pays latino-américains ont demandé lundi à Caracas de " garantir " le droit de protester pacifiquement, un appel qualifié par le gouvernement vénézuélien d' "ingérence grossière ".

Le gouvernement de M. Maduro a dénoncé "l'interventionnisme" des Etats-Unis, après des déclarations du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson affirmant que le pouvoir vénézuélien "viole sa propre Constitution".

L'opposition avait promis mercredi "la mère de toutes les manifestations" contre le successeur d'Hugo Chavez, accusé de tendances dictatoriales et d'incompétence, dans le cadre d'une campagne lancée il y a maintenant plus de deux semaines. Il a pourtant assuré mercredi souhaiter des élections "bientôt" pour "gagner définitivement" la bataille. Les décisions du TSJ, qui est favorable à M. Maduro, ont été partiellement annulées sous une forte pression internationale, mais l'opposition continue à dénoncer "un coup d'Etat" juridique.

"Le monde et le Venezuela sont profondément préoccupés par les récentes bombes lancées par les Etats-Unis sur la Syrie et l'Afghanistan", a rétorqué sur Twitter la ministre vénézuélienne des Affaires étrangères Delcy Rodriguez. Cette vague a débuté le 30 mars, quand la Cour suprême s'est arrogée les prérogatives du Parlement, déclenchant un tollé diplomatique l'obligeant à revenir en arrière quarante huit heures plus tard. L'opposition a dénoncé une tentative de coup d'Etat mais, paradoxalement, cet épisode lui a aussi donné un nouveau souffle, l'amenant à dépasser ses divisions.Elle a ainsi relancé la mobilisation populaire à ses côtés, alors que celle-ci s'était assoupie ces derniers mois.

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