Rohani à l'ONU : l'Iran respecte l'accord nucléaire et n'est pas "malhonnête"

Vanessa Beaulieu
Сентября 21, 2017

Cette réunion des pays signataires du texte historique de 2015 devait d'ailleurs donner lieu à la première rencontre entre le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, et son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, depuis le changement d'administration américaine en janvier. Qualifiant l'Iran d'"Etat voyou" et de "dictature corrompue", le président américain a voué aux gémonies l'accord de 2015 conclu entre Téhéran et les grandes puissances - dont les Etats-Unis - pour contrôler le programme nucléaire iranien.

En vertu d'une loi adoptée par le Congrès après la conclusion de l'accord, le président américain doit "certifier " tous les 90 jours que l'Iran respecte bien ses engagements et que la suspension des sanctions est conforme aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis.

"Si, sous un quelconque prétexte, les États-Unis tentent de violer cet accord, cela signifiera que toute option sera ouverte pour l'Iran", a indiqué Rohani, avant d'ajouter que "si quelqu'un quitte l'accord ou le viole, nous aurons les mains libres pour toute action possible".

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Le chef de la diplomatie russe les a quant à lui jugés "extrêmement inquiétants". Son discours à l'ONU laisse penser qu'il est tenté de "déchirer" ce texte, comme il l'avait promis durant sa campagne pour la Maison-Blanche. Les États-Unis font pression sur l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), chargée de vérifier le respect de l'accord, pour qu'elle inspecte des sites militaires iraniens, et souhaitent renégocier certaines dispositions, en particulier les "clauses Sunset " prévoyant que Téhéran sera libéré d'une partie de ses obligations, après dix ou quinze ans, selon les cas, c'est-à-dire à partir de 2025. Franchement, cet accord est un embarras pour les Etats-Unis et je ne pense pas que vous ayiez fini d'en entendre parler.

"Le JCPOA ne concerne pas juste un ou deux pays".

Les Européens essaient justement de convaincre Washington de ne pas mélanger la politique nucléaire iranienne avec ses autres griefs à l'égard de l'Iran, comme son programme balistique et la "déstabilisation" de la région (en Syrie, au Liban, au Yémen).

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