Non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab — Attentat Copernic

Vanessa Beaulieu
Janvier 13, 2018

Le seul et unique suspect de l'enquête sur l'attentat devant la synagogue de la rue Copernic (XVIe arrondissement) à Paris en octobre 1980, Hassan Diab, a bénéficié d'un non-lieu, à l'issue de l'instruction, a appris France Inter de source proche du dossier, vendredi 12 janvier.

Les juges d'instruction ont ordonné vendredi l'abandon des poursuites engagées contre le Libano-Canadien de 64 ans, estimant que les charges "ne sont pas suffisamment probantes", une décision contraire à l'avis du ministère public qui avait requis en novembre son renvoi devant les assises. Dans leur ordonnance, les magistrats mettent en lumière "un certain nombre d'éléments (.) qui permettent d'estimer qu'Hassan Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période " et ne pouvait donc ni avoir confectionné ni posé l'engin explosif, caché sur une moto.

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Ce dernier a d'ailleurs toujours assuré qu'il était à Beyrouth au moment des faits pour passer ses examens à la faculté. Il avait demandé à plusieurs reprises, ainsi qu'un juge des libertés et de la détention, sa remise en liberté, avec assignation à résidence et port d'un bracelet électronique. C'est alors la cour d'appel de Paris qui tranchera. Quant aux portraits-robots, un autre suspect, qui lui n'a jamais été poursuivi, leur "ressemble au moins autant, sinon plus".

Près de quarante ans après les faits, les magistrats ont prononcé un non-lieu en faveur d'Hassan Diab, qui a passé plus de trois ans en détention provisoire.

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