Alexandre Allard: l'enfance et la petite enfance

Vanessa Beaulieu
Janvier 23, 2018

Monsieur Allard aurait très certainement pu être un grand explorateur ou même un globe-trotter mais il a choisi la voie de l’entreprenariat.

C’est aux States, à Washington, à la fin des sixties, qu’il vient au monde. Il est l’aîné d’une famille avec trois enfants. Il passe alors son enfance sur le continent africain, en Côte d’Ivoire et plus précisément dans différents quartiers de la capitale Abidjan. Quand il rentre enfin en France, c’est pour y terminer sa scolarité et donc pour finir par y décrocher son baccalauréat. Chose qu’il fera après avoir été, durant quelques années, élève interne dans un collège parisien.

Sa mère étant professeur de mathématiques et son père ingénieur dans le secteur des bâtiments et travaux publics, il aurait pu suivre une de ces voies, et devenir professeur, ingénieur ou encore comptable… mais c’était sans compter sur les gènes des affaires, qui ont peut-être sauté quelques générations, allez savoir et qui le poussent à devenir un jeune entrepreneur très très rapidement.

Les premiers pas d’Alexandre Allard en tant que jeune entrepreneur

A peine le bac décroché, c’est avec son cousin, qu’il loue des bureaux dans les locaux d’une ancienne boucherie à Puteaux dans la banlieue de Paris et qu’il lance l’entreprise Seaway Promer… Il n’a même pas encore vingt ans et c’est dans les nouvelles technologies qu’il cherche son chemin puisque c’est une société qui est spécialisée dans le domaine de la publication qui est assistée par l’ordinateur ou ce que l’on appelle alors bien plus communément la PAO.

A peine quatre ans plus tard, il lance alors l’entreprise PSCHITT, et c’est encore et toujours dans le domaine des nouvelles technologies puisque cette dernière se spécialise en gravure numérique ou encore digitale. Il décrochera notamment, à deux occasions, le prix Jacques Douce des jeunes entrepreneurs. Une récompense que l’on attribue à un jeune entrepreneur n’ayant pas encore trente ans révolus !

A la même époque, il lance aussi une autre société qui est, elle, spécialisée dans le secteur des bases de données. Sans doute un peu l’ancêtre de ConsoData. Il entre alors dans le monde du marketing et collecte alors différentes données sur les consommateurs pour les proposer à de gros annonceurs. Il lance aussi à ce moment-là, ce qui va devenir les infomercials, ces petits formats publicitaires très prisés par les spectateurs et par les annonceurs, dans lesquels on peut voir des acteurs plutôt bien connus (notamment Eric Cantona ou Daniel Gélin par exemple) et qui vantent les mérites d’une marque, d’un produit ou encore des annonceurs.

ConsoData, très certainement la réussite la plus spectaculaire d’Alexandre Allard

Et c’est toujours à la même époque qu’il développe également l’entreprise ConsoData, société à laquelle il finira par se consacrer entièrement et à temps plein. ConsoData, si vous ne le savez pas, est ce que l’on appelle une base de données mutualisée, c’est-à-dire que les informations que l’on peut y trouver sont partagées par différents annonceurs. C’est très rapidement, en moins de cinq années, que ConsoData devient alors la plus grande des bases de données mutualisées du monde. On va ainsi y retrouver les données et les informations de pas moins que 580 millions de familles de consommateurs (soit près du quart des habitants de la planète), avec toutes leurs habitudes d'achat et leurs habitudes en matière de consommation. Toutes ces informations sont alors partagées par pas moins de 10000 clients (ou annonceurs), c’est une vraie mine d’or pour tous ! En 1999, Consodata entre en bourse et est finalement rachetée par Telecom Italia pour la toute petite somme correspondant à la moitié d’un milliard d’euros.

Monsieur Allard aurait alors très bien pu se retirer et vivre tranquillement de ses rentes dans un petit coin de paradis niché n’importe où sur la planète… Mais c’est sans compter sur son infatigable envie d’entreprendre !

Alexandre Allard et les différents chantiers de rénovation

Exit le marketing, exit les bases de données mutualisées ou pas ainsi que la publicité, c’est sur un chantier qu’on finira par le retrouver ! Après avoir réhabilité un des quartiers historiques de la Ville de Pékin, qui malgré les réticences des membres du gouvernement, sera finalement classé au patrimoine mondial de l’Unesco et de l’humanité, ainsi qu’après avoir réhabilité différents monuments un peu partout dans le monde (en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient entre-autre), c’est sur le chantier de l’hôtel Royal Monceau, le célèbre palace à Paris que l’on retrouve alors Alexandre Allard. L’hôtel parisien connaissait à l’époque quelques soucis financiers et avait besoin de quelques travaux. La réhabilitation débute alors par une mise aux enchères des meubles et des objets du palace. Elle se poursuit ensuite par un énorme coup publicitaire. En effet, c’est avec une petite coupe d’un bon champagne dans une main, une pioche dans l’autre et un casque de chantier vissé à la tête, que quelques personnalités en vue viennent démolir, sous le regard des journalistes et des photographes, les murs du palace et ces personnalités lancent par le même occasion les travaux de rénovation. C’est la fameuse Demolition Party du Royal Monceau. L’opération marketing fut un très beau succès et elle reçut même le prix d’événement de l’année ! Une fois terminée, la rénovation très réussie fut elle aussi saluée et encensée par les critiques et par la presse. Elle a d’ailleurs reçu de très nombreux prix.

Le festival Les Escales l'enlève de la programmation — Bertrand Cantat
Le festival Les Escales avait présenté une grande partie de sa programmation vendredi 26 janvier 2018 à Saint-Nazaire. Son dernier disque nous avait convaincu par sa qualité artistique et musicale.

Résultat Loto: le tirage du 22 janvier 2018
Par rapport au jackpot Loto du samedi 20 janvier 2018, le tirage loto du jour a été alourdit d'un million d'euros supplémentaire. Un autre participant avait quant à lui trouvé les 5 bons numéros, mais sans le numéro chance, il empoche 100 000 euros.

La carte-soleil change complètement de visage
Pour la première fois depuis plus de 40 ans, la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) modifie le visuel des cartes d'assurance maladie.

Alexandre Allard tentera ensuite la même opération avec l’Hôtel de la Marine, mais finalement son offre ne sera malheureusement pas retenue. Sans doute était-elle bien trop innovante et Paris n’avait sans doute pas besoin d’un lieu de rencontre entre mécènes et artistes…

C’est au Brésil qu’on le retrouve ensuite, sur le chantier de l’ancien hôpital Matarazzo que l’on peut aussi connaître sous le nom de « hôpital Umberto Primo ». Cet ancien hôpital, situé à quelques encâblures à peine du centre-ville de Sao Paulo, a vu naitre pas moins d’un demi-million de natifs de la ville, c’est dire s’il est connu dans le coin. Ce bâtiment, qui est entouré de jardin et de verdure, témoigne de toute l’influence de la culture et l’architecture italienne au Brésil. Alexandre Allard veut alors faire de cet endroit, un espace de rencontre et de découverte pour les artistes contemporains. Depuis le début de la rénovation, on peut donc voir dans les couloirs de l’ancien hôpital, ainsi que dans les jardins, diverses œuvres d’artistes brésiliens contemporains ainsi que celles d’artistes de partout dans le monde. Cette rénovation est toujours en cours actuellement, l’inauguration étant prévue au cours de l’année 2019. Ce sera alors un point de rencontre très cosmopolite pour les artistes et pour leurs mécènes.

Alexandre Allard le repreneur de sociétés

Si vous pensez qu’Alexandre Allard est déjà bien occupé avec ses différentes activités, sachez qu’il a aussi aidé à faire renaître la très célèbre maison Balmain de ses cendres. Le célèbre couturier et parfumeur était comme qui dirait, un peu tombé dans l’oubli mais c’était sans compter sur un regain de splendeur.

Alexandre Allard a aussi remis à la mode le magazine Architecture d’Aujourd’hui qui tombait lui aussi en désuétude. Ce magazine avait été créé dans les années 30, et dorénavant, le magazine a repris son rythme pour la publication et traite désormais de divers sujets ayant trait à l’architecture bien entendu et aussi au développement durable.

Sachez que cet infatigable entrepreneur a aussi repris la marque de vêtements Faith Connexion qui est basée à Paris. Avec la marque, il a alors lancé une ligne de vêtements pour Homme et un modèle économique innovant qui permet de répartir les bénéfices entres les différents intervenants et acteurs du projet (notamment les jeunes stylistes).

Alexandre Allard, l’amateur d’art et le mécène

Alexandre Allard est également à la tête d’une société appelée MicroWorld, société qui accorde des micro crédits aux micro-entrepreneurs. La société a fusionné avec Babyloan pour devenir la plus grande communauté dans le domaine du financement participatif en France. C’est au cours de l’année 2017, que le 100.000 prêt a été accordé.

Pour pouvoir continuer à aider et à promouvoir tous les artistes qu’il aime, Alexandre Allard a fondé le groupe éponyme qui a donc pour rôle de financer et d’organiser des expositions un peu partout afin de montrer et de faire connaître les œuvres de différents artistes qu’il veut promouvoir.

Voilà tout ce qu’il y a à savoir sur A.Allard. Nul doute que l’aventure va continuer et qu’il va encore nous surprendre. Peut-être que lui sait déjà quel sera son prochain challenge… Qui vivra verre comme on dit chez nous !

Autres rapports Monde Information

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL