L'avenir de l'Otan entre les mains de Donald Trump

Vanessa Beaulieu
Juillet 10, 2018

"Personne ne sait ce que va dire le président américain, même ses équipes ne le savent pas", confie un diplomate français à deux jours de la rencontre qui se tiendra dans le QG de l'Alliance atlantique. "Ce n'est pas juste, ni acceptable", a tweeté Trump qui quitte Washington demain, mardi, pour se rendre au sommet de l'Otan, mercredi et jeudi, à Bruxelles. "Il ne faut donc pas surinvestir dans des attentes".

Le président américain, Donald Trump, s'en est de nouveau pris, ce lundi, aux pays alliés, martelant sa demande d'augmentation de leurs dépenses militaires. Des rappels à l'ordre à l'approche du sommet de l'Alliance. Selon certains, les Etats-Unis payent 90 % de l'Otan, alors que de nombreux pays sont loin des 2 % (de leur PIB) qu'ils se sont engagés " à payer, a encore dénoncé le président américain. La France devrait atteindre cet objectif en 2025.

"Depuis 2014, des efforts importants ont été consentis et réalisés par l'ensemble des alliés mais il est vrai que des progrès doivent encore être faits", souligne-t-on à l'Elysée.

Reste à savoir si cette position suffira à convaincre Donald Trump qui, en l'espace d'un an, a multiplié les décisions unilatérales, de sa sortie de l'accord de Paris sur le climat et de l'accord sur le nucléaire iranien à l'imposition de droits de douane sur l'acier et l'aluminium importés de l'Union européenne. "Quand on a des alliés, il faut en prendre soin et leur accorder plus d'attention qu'à d'autres puissances".

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L'annonce fin juin d'une rencontre Trump-Poutine le 16 juillet à Helsinki ravive les craintes des Européens de voir le rôle de l'OTAN contourné par cette rencontre bilatérale.

Donald Trump a qualifié de "stupides" ses conseillers qui lui avaient recommandé de ne pas téléphoner à son homologue russe Vladimir Poutine pour le féliciter à l'occasion de sa victoire lors des élections présidentielles russes de mars 2018, rapporte le journal The New York Times.

"Ce débat existe, il a eu lieu et il va continuer à avoir lieu", ajoute-t-on. "Ces arguments n'ont pas été repris au niveau technique et au niveau des contacts préparatoires mais dans les déclarations politiques qui seront faites à Bruxelles, il est possible que (Donald Trump) redise ce qu'il a déjà dit".

"L'Allemagne est à 1% (de son PIB), les Etats-Unis sont à 4%, et l'Otan bénéficie bien davantage à l'Europe qu'aux Etats-Unis". Un regard depuis longtemps critique qui n'a cessé de gagner en agressivité au cours des derniers mois, comme l'ont traduit les jugements les plus brutaux sur l'Union européenne (UE) jamais formulés publiquement par un président américain.

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