Les livreurs à vélo appelés à la grève cette semaine

Aubin Brasseur
Juillet 10, 2018

Ils tirent la sonnette d'alarme. Derrière ce titre alarmiste, une réalité sociale: les livreurs à vélo travaillant pour des plateformes comme Uber Eats, Deliveroo, Stuart, Glovo et Foodora doivent encore batailler contre la précarité, moteur du système qui les emploie. Pour se faire entendre, ils demandent aux clients des plateformes de livraison d'être leurs alliés et leurs soutiens dans cette grève, grâce à un geste simple: "Ne pas commander la semaine du 8 au 15 juillet". En clair, cela signifie que les livreurs auraient un statut d'indépendants rémunérés à la commission, ils ne seraient pas considérés comme des salariés et ne bénéficieraient pas de la législation protectrice (ndlr: en droit du travail, l'existence du lien de subordination dans une relation de travail (donc la possibilité de donner des ordres et de sanctionner une personne) est en effet le critère principal concernant l'existence d'un contrat de travail).

"Coupe du monde: menace de grève sur la pizza à domicile!" . Les sénateurs interpellés sur un amendement Initiateur du mouvement de grève, le Collectif des livreurs autonomes parisiens (Clap) réclame l'établissement d'un salaire horaire minimum garanti et de primes prenant en compte la pénibilité du travail.

4 des 12 enfants de la grotte déjà évacués — Thaïlande
Le manque d'espace pour placer suffisamment de bouteilles d'oxygène ajoute aussi à la complexité des opérations. Les quatre derniers garçons et leur entraîneur ont passé 17 nuits sous terre.

Violences sexuelles: plusieurs femmes accusent Luc Besson
Le 18 mai dernier, en plein Festival de Cannes, l'actrice Sand Van Roy déposait plainte contre Luc Besson pour viol. Il y a quelques semaines, Luc Besson était accusé d'agression sexuelle par une première femme.

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Mais ce qui inquiètent les livreurs de ces plateformes, c'est "l'amendement Taché" proposé par le député de La République en marche, Aurélien Taché, dans le cadre du projet de loi "avenir professionnel", examiné par le Sénat mardi 10 juillet, soutenu Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. "En instituant le principe de charte sociale décidée de manière unilatérale et sans contrepartie aucune de la part des plateformes ne peut qu'instituer la dépendance et la précarité des travailleurs qui pourtant produisent de la richesse pour les plateformes". Il cite des garanties sur "un accès à la formation", "un contrat d'assurance en cas de maladie ou de risque professionnel" ou "un revenu décent". Ils dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail.

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