Macron, le Congrès de Versailles et l'Europe

Aubin Brasseur
Juillet 10, 2018

Quasiment tous les sujets ont été abordés par le chef de l'État.

"Les Français en voient les premiers fruits (.)".

"Il faut du temps et parfois un long temps pour que la transformation initiée s'imprime dans la réalité du pays", a-t-il ajouté, comme en écho aux sondages d'opinion récents dans lesquels sa popularité est en berne. "Nous le ferons avec les Français dont c'est la confession et avec leurs représentants", a précisé le président français.

"La force de notre économie, quand nous l'aurons pleinement retrouvée, c'est le socle même de notre projet de société".

"Une politique pour les entreprises, ce n'est pas une politique pour les riches!", a-t-il dit.

"Si l'on veut partager le gâteau, la première condition c'est qu'il y ait un gâteau, et ce sont les entreprises (.) les producteurs, qui font ce gâteau et personne d'autre".

Il a annoncé que l'Etat ferait "des choix forts et courageux" pour maîtriser la dépense publique et soutenir la politique de baisse de la fiscalité. Revenant longuement sur ce qui a été fait depuis un an, le chef de l'Etat a totalement assumé la politique économique mise en oeuvre depuis son élection, de la réforme de l'ISF à celle du Code du travail, sans oublier celle de la SNCF. Le Premier ministre prendra le relais de cette concertation à la rentrée. " Le projet de loi sur l'avenir professionnel sera modifié dans ce sens dans les prochains jours et ses règles modifiées dans les prochains mois, afin qu'une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019 ", a-t-il déclaré. Un affrontement qu'il prédit "au cœur" des élections européennes de 2019.

Mbappé absent de l'entraînement
A signaler également que N'Golo Kanté et Benjamin Pavard ont été ménagés durant cette séance, se contentant de courir avec un kiné.

Pros : Saint-Etienne : L'officialisation devrait arriver cette semaine pour Khazri et Ounas
En parallèle, les Verts essaient de boucler le prêt de l'ailier franco-algérien Adam Ounas qui s'exprime actuellement à Naples. L'ASSE devrait donc accueillir Wahbi Khazri dès mardi pour lui faire parapher un contrat de 4 ans. restons toutefois prudent.

Des millions de litres de vin rosé espagnol vendus comme français
Des injonctions de mises en conformité, des procès-verbaux et des procédures pénales pour tromperie ont été lancés, précise Le Parisien .

Une drôle d'ambiance régnait ce lundi dans la loge réservée aux membres du gouvernement avant le discours d'Emmanuel Macron au Congrès de Versailles. "Un Etat-providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant". "Financée par l'ensemble des contribuables, (la solidarité) implique des droits et des devoirs car chacun est alors comptable de tous et tous de chacun".

"Il est mensonger de vouloir défendre les salariés si l'on ne défend pas les entreprises", a ajouté le chef de l'Etat, justifiant les réformes fiscales mises en place depuis un an par la nécessité de renforcer la compétitivité de la France.

Le plan de lutte contre la pauvreté, qui sera finalement présenté en septembre, ne créera pas de nouvelles aides mais "un accompagnement réel", a-t-il précisé. "Pour la première fois ce qui a été choisi n'a pas été de faire une économie sur les retraités d'aujourd'hui ou ceux qui s'apprêtent à partir à la retraite, mais de refonder un système de retraite juste, unique, transparent, qui viendra progressivement remplacer la quarantaine de systèmes existants", a insisté le président de la République.

Face au terrorisme, "le travail doit se poursuivre sans fébrilité et sans relâche".

Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, pourtant bras droit en 2017 d'un François Fillon qui voulait une révolution thatchérienne en France, a estimé après avoir entendu le discours à Versailles qu'Emmanuel Macron n'était "pas au rendez vous de ses promesses".

"Où est la justice sociale dont le président nous a parlé?"

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